n°78 Diner chez vous - Des textiles photoluminescents - Business Angels : où en est la France - Interview de Nicolas Becquet adepte de l'innovation éditoriale, Vie Quotidienne

Ce soir, j’irai dîner chez vous


Grâce au site Yummyguest, les amateurs passionnés de cuisine vont pouvoir inviter les gourmands du monde entier. Et éventuellement se faire un peu d’argent.

Capture d’écran du site prototype Yummyguest. © D.R.

Même si l’on vient souvent dans un pays, il manque toujours quelque chose pour avoir le sentiment de le connaître en profondeur : entrer dans les familles, chez l’habitant. Or, dans la majorité des cas, c’est de sa chambre d’hôtel que l’on voit, seul, les salles de séjour illuminées de l’immeuble d’en face. Du coup,  »l’autre » reste mystérieux alors que c’est lui qu’on est venu voir. « Le sésame pour découvrir un pays, c’est d’être invité dans les familles », estime Juliette Le Moine, 36 ans, pédégère de Yummyguest, un site qui met en relation les gens aimant cuisiner et inviter des personnes gourmandes venues d’horizons différents.

Invitation au voyage. Designer de formation, Juliette Le Moine a beaucoup voyagé avant de lancer ce site en version bêta la semaine dernière. « Outre le repas, il est également intéressant pour le touriste ou tout simplement l’étranger résidant de voir comment les gens vivent dans leur habitat, les objets qu’ils utilisent, leur structure familiale… », reprend la pédégère. « Du côté de l’hôte, même si l’on n’a pas grand chose en commun, inviter des étrangers constitue également une manière de voyager ou de préparer un voyage. » Par exemple, dans la perspective d’un voyage en Birmanie ou en Australie, recevoir des Birmans ou des Australiens donne l’occasion de se renseigner, d’obtenir des  »bons plans » ou de dégoter les bonnes adresses.

Juliette Le Moine, pédégère du site Yummyguest. © D.R

A repas payant, situation claire. Concrètement, les internautes s’inscrivent en tant qu’hôte, visiteur ou les deux. Pour leur part, les hôtes indiquent le type de repas qu’ils proposent de cuisiner (simple, élaboré ou gastronomique) et fixent leur prix (de 15 à 25 euros par personne). De leur côté, les visiteurs font leur choix sur le site, réservent et règlent leur addition à l’avance – le site se prend une commission de 20%. Certes, faire payer un repas chez soi s’éloigne d’une invitation classique. Cependant, le système a ses avantages. « L’hôte se dédommage un peu au plan financier. Il ne s’astreint donc pas à un bénévolat total. Tandis que le visiteur (ou la visiteuse) ne se sent pas redevable. Il n’a pas besoin de venir avec des cadeaux ni même une bouteille. Il sait qu’il vient juste pour un repas dans un habitat privé », précise Juliette Le Moine. « Le fait de payer le repas permet de filtrer les visiteurs. D’autant que les gens se présentent l’un l’autre avant la rencontre. Et chacun peut refuser. » La formule peut faire recette : les gens se rencontrent, partagent un repas, discutent et accèdent à des plats vraiment locaux. « J’ai ainsi fait une quiche lorraine à une dame japonaise. Elle était ravie. » Avec quelques dizaines de bêta testeurs en conditions réelles, aussi bien France et au Canada qu’au Cambodge ou en Finlande, Yummyguest compte lancer sa version 1 en janvier prochain.

© Erick Haehnsen

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