B2B, n°77 Libérez votre créativité 2.0 - chasse aux bactéries - capital-risque d'entreprise - Interview de Jean-Marc Sylvestre le patron de JMS Prod

La chasse aux bactéries s’intensifie


La startup Prestodiag s’apprête à lancer un kit de détection expresse des bactéries pour le secteur alimentaire. Beaucoup plus rapide que les solutions concurrentes, ce système se positionne sur un marché en croissance de 5 à 10% par an.

Quelques heures suffisent pour avoir les résultats d’analyse contre de 1 à 3 jours pour les systèmes concurrents.
© Prestodiag

Chaque année, les infections alimentaires causent en France plusieurs centaines de morts et une dizaine de milliers d’hospitalisations. Dans ce contexte, repérer dans les plats cuisinés, les viandes ou les fromages la présence de Listeria, de Salmonella ou d’Escherichia Coli avant leur mise en vente est une question de salubrité publique. Mais pas seulement. Il s’agit aussi d’un enjeu de compétitivité industrielle. « Aujourd’hui, les entreprises doivent attendre entre 1 et 3 jours pour obtenir les résultats d’une analyse microbiologique avant de vendre ou non leur production », fait valoir Thibaut Mercey, 34 ans, président cofondateur de Prestodiag, une start-up qui vient de remporter deux prix : celui du concours Genopole et celui du Tremplin Entreprises Sénat-ESSEC 2012 dans la catégorie Sciences du Vivant. Des trophées à la mesure de l’intérêt que suscite ce kit de diagnostic rapide de bactéries.

Quelques heures suffisent. « Notre système repose sur un biocapteur ou biopuce contenant une dizaine d’anticorps différents sur lesquels viendront s’accrocher, par affinité, les bactéries », indique Félix Piat, jeune ingénieur Agro ParisTech et cofondateur de Prestodiag. « Même infime, la présence de ces intruses sera automatiquement repérée par notre lecteur optique qui agit comme une sorte de  »microbalance optique » afin de détecter toute modification du signal de la biopuce. » Grâce à ce système de détection qui combine simultanément la culture des micro-organismes et leur analyse, quelques heures suffisent pour détecter des bactéries. Contre un à trois jours, voire davantage, pour les systèmes existants. Lesquels, à la différence du système de Prestodiag, procèdent de manière séquentielle. « En outre, l’utilisation de ce kit réclame moins d’une heure par opérateur contre trois heures pour nos concurrents. »

De droite à gauche Félix Piat et Thibaut Mercey, cofondateurs de Prestodiag. © Prestodiag

Croissance de 5 à 10%. A l’origine, ce biocapteur a été développé par un des cofondateurs de Prestodiag, à savoir, Thierry Livache, directeur du laboratoire Creab (Chimie pour la reconnaissance et l’étude d’assemblages biologiques) du CEA qui détient un des brevets qu’exploite la startup. Quant au lecteur optique, il a été conçu par Thibaut Mercey, ingénieur SupOptique de formation. Créée en mars dernier, Prestodiag vise un marché d’un milliard de dollars pour plus de 140 millions d’analyses par an, en croissance annuelle de 5 à 10%. « Pour la première année, nous comptons vendre plusieurs centaines voire plusieurs milliers de kits et quelques dizaines de lecteurs optiques », poursuit Thibaut Mercey qui prévoit de lancer la commercialisation en juin prochain pour un véritable décollage dans deux ou trois ans. D’ici là, la startup compte attirer dans son capital de nouveaux investisseurs.

© Eliane Kan

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