Management, n°73 Artiste en zone de guerre - Peinture en poudre Sa Color - SDZ et auto-formation en informatique - Interview de Yan de Kerorguen rédacteur en chef de Place Publique

La RFID vole au secours des chantiers


D’ici une à deux semaines, des chantiers pilotes vont expérimenter de nouvelles technologies RFID pour lutter contre les vols de matériaux et d’équipements. Un fléau qui coûte chaque année 1 à 2 milliards d’euros au secteur de la construction.

La valise contenant la centrale mobile de surveillance pour chantier de KBS accompagnée des tags à fixer sur les matériaux, outils et engins de chantier. © KBS

400 000 euros la niveleuse, 100 000 euros le tractopelle, 10 000 euros la mini pelleteuse… Chaque année, les vols sur chantiers ponctionnent les entreprises du BTP de 1 à 2 milliards d’euros, rapporte une étude de 2008 menée par la FFB (Fédération française du bâtiment) qui, après avoir tiré la sonnette d’alarme, a lancé, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, l’opération  »Ras-le-vol ». Objectif : lutter plus efficacement contre ce pillage. Dans le cadre d’une convention avec FilRFID, la fédération des acteurs de la RFID (puce électronique sans contact), cette opération débouche quatre ans plus tard sur deux solutions innovantes, celles de KBS et Servtel, qui, dans une valise, renferment une centrale de sécurité sans fil et une quinzaine de  »tags » actifs. Ces deux solutions s’apprêtent à être testées sur un chantier pilote à Bondy (Seine-Saint-Denis).

Installation sans fil. Les tags embarquent une batterie d’une autonomie de 1 à 3 ans et des capteurs qui mesurent la pression, la température, les chocs, les déplacements, les mouvements… De son côté, la centrale mobile dispose d’un GPS et d’un scanner qui scrute en permanence la présence des tags et leurs éventuels mouvements dans la zone à sécuriser. « L’artisan fixe les tags sur les objets à surveiller. Dès qu’un malfaiteur déplace un objet ou dès qu’il arrache un tag, celui-ci alerte la centrale qui communique régulièrement par GPRS avec une société de télésurveillance », explique François Asselin, vice-président de la FFB. De même, le télésurveilleur interroge automatiquement la centrale de sorte à déclencher une alerte si un malfaiteur tente de brouiller la communication, de casser ou seulement déplacer le boîtier.

La valise contenant la centrale mobile de surveillance pour chantier de Servtel. © Servtel

Configuration dans le Cloud. Qui plus est, KBS et Servtel ont développé chacun une plate-forme Web (SaaS : Software as a Service) accessible dans le Cloud par smartphone. L’idée, c’est bien sûr que l’artisan puisse configurer facilement la centrale et les tags et qu’il soit prévenu des alertes de vol sur son smartphone. « Notre RfBox utilise le canal satellite afin de palier l’éventuelle défaillance de la communication GSM ou GPRS vers le télésurveilleur », précise Gilles Sussest, DG de Servtel. Même idée chez KBS qui expérimente les réseaux de radio basse vitesse que certaines villes déploient afin de casser le passage obligé des opérateurs téléphoniques. « L’avantage, c’est qu’ils ne sont vraiment pas chers ! », souligne Christian Kovacik, PDG de KBS. Fait remarquable, les deux constructeurs ont développé, sous la houlette de FilRFID, un protocole standard et ouvert pour s’interfacer avec les logiciels des télésurveilleurs.

© Erick Haehnsen

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