Management, n°35

weXpay légalise le paiement anonyme sur Internet


Pour permettre aux Internautes de payer en espèces, la start-up weXpay a dû acquérir le statut d’Établissement de monnaie électronique agréé par la Banque de France. Et développer un système informatique déployé dans 10.000 points d’échange en France. 

Jan Zizka, président fondateur de weXpay. © weXpay

« En France, près de 500.000 personnes  »débancarisées » ne peuvent effectuer leurs achats sur Internet », constate Jan Zizka, président fondateur de weXpay. Cette start-up leur propose de se rendre chez un commerçant pour y échanger, contre des espèces, un code informatique imprimé sur un ticket. Lequel sera utilisé sur Internet comme une sorte de porte-monnaie virtuel. « Pour y parvenir, nous avons sollicité, auprès de la Banque de France (Autorité de contrôle prudentiel) un agrément d’Établissement de monnaie électronique (EME) pour le paiement en espèces sur Internet », indique Jan Zizka, président fondateur de weXpay, un des deux EME agréés. Pour acquérir ce statut, trois ans de discussions avec l’ACP ont été nécessaires. Principalement pour définir le cadre réglementaire de cette activité. Sachant que l’achat de cette monnaie électronique est anonyme et ne requiert pas de compte bancaire. D’où un certain nombre de contrôles.

Limites d’achat et de dépense. Tout d’abord, il y a une limite de 250 euros par code acheté en espèces. Une fois sur Internet, on ne peut pas dépenser plus de 750 euros, soit 3 tickets, pour un bien ou un service. Par ailleurs le code de la monnaie transite obligatoirement par le serveur de l’EME weXpay. De quoi parer le mécanisme de blanchiment suivant : une personne change de l’argent sale contre des codes weXpay; puis son complice monte un site Web factice (un site pour  »d’adultes » ou un site de jeux en ligne) pour y dépenser massivement cette monnaie électronique. « Notre logiciel détectera l’achat en gros de codes émis ainsi que la masse des dépenses sur le site factice », précise le président de weXpay qui a investi 7 millions d’euros en trois ans – dont 1 million de réserve légale.

Le ticket weXpay indicant le code de la monnaie électronique. © weXpay

Un système informatique dédié. L’entreprise a développé son propre logiciel déployé sur 10.000 points d’échange opérés par des buralistes et des marchands de journaux. Ensuite weXpay s’interface avec les boutiques électroniques de 42Stores, Magento, OS Commerce. Oxatis, PowerBoutique, Prestashop ou Storefactory, pour les petits cybermarchands. Et avec les solutions d’Atos pour les grandes enseignes. L’EME se rémunère en prélevant une commission sur les transactions de 1,5% à 5% sur les ventes des sites marchands. « Cela paraît cher comparé aux 0,6% de la carte bancaire. En revanche, nous offrons le même avantage qu’avec les espèces : il n’y a pas d’impayé et l’acheteur ne peut répudier son paiement en espèces. »

© Erick Haehnsen

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