Sur un site pétrochimique, une vanne défaillante peut provoquer un accident majeur. Pour limiter ce risque, détecté il y a quelques années sur certaines de ses installations, Total a demandé au Cetim (Centre technique des industries mécaniques) de développer une méthode de contrôle non destructif des vannes. Il s’agit d’un appareil portatif à ultrason qui sert à vérifier la qualité des pièces moulées en acier-carbone au sortir des usines de production ou déjà installées sur site. Ce procédé encore à l’état de prototype a reçu fin 2011 le prix du comité technologique du groupe pétrolier qui récompense les meilleures innovations internes.
Le principe consiste à envoyer une onde ultrasonore depuis un palpeur posé sur la pièce en acier-carbone. Le signal réfléchi est alors analysé afin d’évaluer la structure micrographique de l’acier-carbone. Selon la taille et l’homogénéité des grains, et sur la base d’un référentiel, le système effectue un tri en déterminant si les vannes sont conformes ou non aux critères de qualité attendus. Le test est effectué sur plusieurs parties de la vanne.
Les réponses sont quasi instantanées à la différence de la méthode dite de réplique métallographique utilisée auparavant et qui peut réclamer plusieurs jours avant d’obtenir les résultats. Total envisage de commander plusieurs exemplaires de cet appareil qui sera fourni par le Cetim. Lequel pourrait alors également proposer ce produit à des fabricants de vannes mais aussi de clapets ou de soupapes.
© Eliane Kan






















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