Vie Quotidienne

Sigfox tisse la toile de l’Internet des objets


Sigfox rêve de faire communiquer des milliards d’objets sur son réseau cellulaire-bas débit. Une première dans le monde des radiocommunications. Avec des coûts d’abonnement de quelques euros par an, il pose la première pierre de l’internet des objets.

« Dans un futur proche, votre pèse-personne informera votre médecin de votre surcharge pondérale tandis que vos plantes vous avertiront qu’elles ont besoin d’eau », prédit Ludovic Le Moan, président de Sigfox, le premier opérateur de réseau cellulaire bas-débit. Créée en 2009, cette start-up de 25 de personnes prend une bonne longueur d’avance sur ses concurrents avec sa technologie de communication concoctée par un génie de l’électronique. En l’occurrence Christophe Fourtet, co-fondateur, directeur scientifique et technique et de SigFox. « A l’âge de 13 ans, il avait déjà inventé des systèmes pour communiquer avec la station orbitale Mir », rapporte le dirigeant.

Quelques milliwatt. Pour faire "parler" les pots de fleur, compteurs à eau, bracelets électroniques de surveillance pour les personnes âgées, détecteurs de fumée et autres objets avec leurs applications respectives, chacun d’entre eux embarquera un minuscule modem identifiable grâce à un numéro unique. « D’ici 12 à 18 mois, la taille de ce modem sera plus petite qu’une coccinelle, soit 3 à 4 mm² », indique le dirigeant qui a levé l’an dernier 2 millions d’euros pour développer son offre. Il prévoit d’ailleurs de licencier sa technologie auprès de fondeurs de silicium qui produiront en France ces fameux modems pour moins d’un euro pièce. Une fois en service, les modems communiqueront leurs données (quelques octets) aux antennes déjà déployées par Sigfox dans le plus grand secret et sur tout le territoire français. A charge pour elles d’acheminer les précieuses informations vers les serveurs de Sigfox. Lesquels se chargeront ensuite de les rediriger vers les applications concernées. Point fort de ce réseau, sa consommation énergétique : modems et antennes consomment très peu d’énergie, de l’ordre de quelques milliwatt. Contre quelques watts pour les équipements GSM.

Inspiré du morse. Pour arriver à de telles performances, Christophe Fourtet s’est inspiré des sous-marins qui communiquaient autrefois en morse. « Bien sûr, ce ne sont plus des opérateurs humains qui se chargent de scruter les signaux mais des automates », explique Ludovic Le Moan. L’abonnement à son réseau de communication ne coûtera que quelques euros par an pour chaque objet. Contre quelques euros par mois pour les modem GPRS qui équipent certains équipements industriels ou bureautiques. De quoi révolutionner les pratiques. Certains prospects ont déjà sauté le pas « Nous sommes en train de déployer nos modem sur des panneaux publicitaire de Clear Channel qui souhaite ainsi économiser 500 000 km de trajet à ses équipes de maintenance », indique Ludovic Le Moan qui rêve de couvrir à terme toute l’Europe. Et compte réaliser 40 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici le début 2014.

© Eliane Kan

About these ads

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Les + partagés

%d bloggers like this: