Avec Bee-partner, les ruches munies de capteurs environnementaux vont caractériser les polluants que collectent les abeilles. Une surveillance à la fois pour l’environnement et la santé de ces insectes.
Dans le cadre du Forum 4i, qui aura lieu le 3 mai au centre de congrès du WTC à Grenoble pour valoriser des projets innovants, Bee-partner, basée à Nîmes (Gard) se lance dans la surveillance de l’environnement et, du même coup, dans la sauvegarde des abeilles. Grâce à la mise en place de Bee-secured, un réseau de 30.000 ruches à installer à travers toute l’Europe, les abeilles vont endosser le rôle de collectrices d’informations environnementales.
Ruches en plastique. « Des capteurs intégrés aux ruches, évalueront le niveau de radioactivité ainsi que la présence de bactéries et de particules nocives dans l’air, grâce au pollen recueillis par les abeilles », explique Jean Borel, directeur général de Bee-Partner, « Cette méthode aidera à constituer un outil de mesure efficace, sachant qu’une abeille s’aventure sur 27 km² autour de sa ruche. » Reste qu’on peut regretter que les ruches de la génération Bee-secured troquent leur traditionnel matériau bois contre un plastique, le PEHD (Polyéthylène haute densité). « Ce matériau ne perturbe en rien le comportement des abeilles et offre une bonne protection contre les intempéries et les détériorations criminelles », poursuit Jean Borel. Bien sûr, des laboratoires locaux continueront d’effectuer des prélèvements sur les abeilles, la gelé royale et le miel afin d’évaluer la santé de l’insecte et les conséquences de la pollution sur l’espèce.
Convaincre les États. Fort d’un budget de 3,5 millions d’euros par financé par Maksika, une association internationale pour la protection des abeilles et de l’environnement, mais aussi par leCEA-Leti et par Grain (Grenoble Alpes incubation), Be-secured pourrait constituer un instrument juridique efficace pour imposer aux industriels de respecter les réglementations relatives aux émissions de polluants. Au grand bénéfice des populations, de la faune et de la flore. En commençant par la France, Bee-partner compte installer son dispositif d’ici 3 ans au Portugal, en Espagne, en Italie et en Turquie. D’autres États pourraient prochainement allonger la liste.
© Florian Kuan























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