Depuis son lancement avec inscription uniquement sous invitation, il y a moins de trois semaines, Google+, le réseau social de Google qui veut concurrencer Facebook, compte déjà 10 millions d’utilisateurs.
Le projet Google+ est né du constat que les réseaux sociaux gèrent mal la confidentialité des informations personnelles. On se souvient d’ailleurs des problèmes rencontrés par les utilisateurs de Facebook. Entre autres, de nombreux licenciements à cause des photos parfois compromettantes qui se baladaient sur le net, visibles par tous… Google+ promet de mettre un terme à ce problème grâce à un code couleur que les membres utilisent pour poster leurs informations : bleue pour celles que les personnes que nous connaissons pourront voir ; verte pour tout le monde. De plus, chaque "post" peut être modifié à n’importe quel moment. Ce qui peut s’avérer très utile pour se prémunir de ces petites erreurs qui restent, habituellement, dans la mémoire indélébile d’Internet.
Un réseau et des cercles. Finalement, la principale révolution de Google+ consiste à introduire la notion de "cercles". A savoir des groupes thématiques (famille, amis, travail…) que l’abonné peut créer à l’infini et dans lesquels il range les membres qu’il invite. De même, il va partager ses informations avec les membres des "cercles" auxquels il veut la cantonner. Et c’est là, toute la nouveauté : « Car, dans la vie réelle, on ne dit pas la même chose à tout le monde », explique Clément Wolf, le porte parole de Google France. Par ailleurs, Google+ offre un service de visioconférence appelé "bulles". L’abonné ouvre sa session avec le cercle de son choix. Soit intime et restreint soit plus ouvert et collectif.
Follow. Le nouveau réseau social marche sur les plates-bandes de Twitter. A ceci près : « Vous pouvez suivre une personne sans qu’elle soit obligée de vous suivre », explique Tristan Mendès France, journaliste et expert des réseaux sociaux. Un avantage pour les grands communicants qui, dès lors, ne sont plus pollués par les "posts" de leurs milliers de fans. Google+ reste en version d’évaluation pour un temps encore indéterminé. La plate-forme saura-t-elle faire mieux que Facebook ? « Google+ pourrait devenir une plate-forme universelle qui agrégerait tous les réseaux sociaux », espère Tristan Mendes-France. Est ce la mort annoncée des Facebook, Linked-in et autres Viadeo ?
© Nawelle Azizi













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